• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
PartenairesÉvénements
Air & CosmosEspace

L’Allemagne dans les débuts de la conquête spatiale (première partie)

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 07 novembre 2024 à 11:45 - Mis à jour le 06 mars 2026 à 15:24

Max Planck (1858-1947)

Max Planck (1858-1947)

Das Digitale Bildarchiv des Bundesarchivs

Le Magazine

N2978 ● 10 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 03:00
    Les Reaper belges prêts pour leur premier déploiement
  • 15:30
    Drones : l’UE lance son alliance industrielle avec l’Ukraine
  • 13:55
    Safran : un banc de test explose à Blagnac, 2 blessés grave
  • 13:30
    Les Emirats commandent 20 C-390
  • 12:35
    ANA a bouclé une année record

Les plus lus

  • 1

    Opérations au-dessus de l'Iran : l'US Air Force victime de tirs fratricides

  • 2

    Sous l’effet du Rafale, Dassault Aviation gagne en envergure

  • 3

    Air & Cosmos lance son nouveau magazine bimestriel

  • 4

    Sommet Trump-Poutine en Alaska : quels avions pour le Président américain et le Président russe ?

  • 5

    Fête de l'Air et de l'Espace à Kourou

  • 6

    Apache Aviation lance un programme de formation UPRT sur TB-30

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Il y a 55 ans, le 8 novembre 1969, une fusée américaine lançait Azur, le premier satellite de l’Allemagne (de l’Ouest). Cette dernière entrait alors officiellement dans l’aventure spatiale commencée quelques années auparavant.

PARTIE 1 – DES HÉRITAGES A LA FONDATION DE L’EUROPE SPATIALE

Dès le début de la conquête de l’espace, sous la dynamique de l’Année géophysique internationale (AGI) – manifestation destinée à l’étude globale de la Terre et de son environnement – de nombreux satellites scientifiques sont lancés, à commencer par les Spoutnik soviétiques (1957) et Explorer américains (1958). D’autres satellites d’autres nations suivent avec l’aide des Etats-Unis (pour les lancements notamment) comme l’Ariel britannique (1962), le San Marco italien (1964), le FR-1 français (1965), etc. Les scientifiques ouest-allemands veulent également participer, d’autant plus qu’ils ont bien failli être les premiers à se rendre dans l’espace...

L’héritage scientifique

Dès 1911, est mise en place la Société Kaiser Wilhelm pour l’avancement des sciences (Kaiser-Wilhelm-Gesellschaft zur Förderung der Wissenschaften / KWG), une des plus importantes organisations de recherche au monde, rassemblant de nombreux centres et instituts, attirant de brillants chercheurs (Max von Laue, Albert Einstein, James Franck, Werner Heisenberg, etc.). Certains d’entre eux s’intéressent à la compréhension de la haute atmosphère et de la météorologie, d’autres aux rayonnements, d’autres encore à la science du vivant, etc. Entre 1930-37 et en 1945-46, la KWG est présidée par l’un des plus brillants physiciens, Max Planck, Nobel de physique en 1918. Au lendemain de la guerre, alors que l’Allemagne n’existe plus en tant qu’état, les scientifiques allemands, qui n’ont pas fui ou se sont mis au service des nations vainqueurs, s’attachent à relancer la recherche en Allemagne. Ainsi, la KWG rétablit ses activités dès 1946, prenant le nom de Max-Planck Society le 26 février 1948 en l’honneur de son ancien dirigeant.

L’héritage balistique

Au cours des années 20, des ingénieurs s’engagent dans le développement des fusées. Ainsi, le 5 juin 1927 naît l’Association pour la navigation spatiale (Verein für Raumschiffahrt / VfR) qui rassemble de remarquables spécialistes (Johannes Winkler, Hermann Oberth, Klaus Riedel, Rudolf Nebel, Eugen Sänger, Wernher von Braun, etc.). Plusieurs prototypes de fusée sont construits et testés, dont la Mirak de Nebel et Riedel, une des toutes premières fusées à propulsion à liquides qui atteint 4 000 m d’altitude. Impressionnés, les militaires allemands recrutent plusieurs spécialistes, dont Riedel et von Braun. Ce dernier conçoit la A4, la première fusée moderne de l’histoire qui, le 3 octobre 1942, atteint 80 km d’altitude, tutoyant ainsi l’espace. L’Allemagne se trouve alors au seuil de l’astronautique. Toutefois, la A4 est utilisée en 1944-45 contre les centres urbains et industriels alliés sous le nom de V2 (Vergelstunwaffe, « arme de représailles »).

Le grand pillage

Au moment de la victoire, les Alliés, conscients de l’avance allemande dans de nombreux domaines notamment dans celui des fusées, récupèrent matériels, ingénieurs et techniciens allemands qui transmettent leur savoir. Dans le cadre de l’opération Paperclip, environ 1 500 scientifiques allemands se rendent aux Etats-Unis et, parmi eux, von Braun qui permet le 1er février 1958 de placer sur orbite le premier satellite américain (Explorer 1) à l’aide du missile Redstone, un dérivé du V2. De même, à travers l’opération Osoaviakhim, les Soviétiques récupèrent plusieurs milliers de spécialistes allemands, tout comme les Français. Ainsi, Karl Heinz Bringer, un collaborateur de von Braun, met au point les premiers moteurs fusées à ergols liquides pour les fusées françaises Véronique, Diamant et même plus tard pour les premières Ariane.

L’Allemagne post-1945 dans « l’internationalisme scientifique »

Quant à l’Allemagne en 1945, elle n’existe plus. Il faut attendre 1949 pour que deux Etats (RFA, RDA) réapparaissent, et du temps est encore nécessaire pour que ceux-ci rejoignent progressivement les organisations internationales, dont les scientifiques. Ainsi, la RFA n’intègre le Conseil international des Unions scientifiques (CIUS) qu’en 1952, la RDA en 1962. Or, c’est le CIUS qui, à la même époque, joue un rôle de premier plan dans l’organisation de l’AGI. Quelques années plus tard, la RFA adhère à d’autres organisations scientifiques comme le Comité sur la recherche antarctique (SCAR, 1958), le Comité sur la recherche spatiale (COSPAR, 1959), etc. En intégrant ces organisations, « véritables lieux d’échange intellectuel », elle prend part aux premières expériences spatiales par le biais de la coopération.

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Membre fondateur de l’Europe spatiale

La mise en place du COSPAR déclenche une véritable dynamique en Europe de l’Ouest où dix Etats établissent en mars 1961 la Commission préparatoire européenne de recherche spatiale (COPERS) ayant pour objectif la création d’une organisation spatiale européenne. Deux groupes de travail se constituent : le premier pour préparer les programmes scientifiques, le second pour s’occuper des questions administratives et financières confié au haut fonctionnaire allemand Alexander Hocker (alors responsable des questions financières au CERN). Dans le premier groupe, l’astrophysicien Reimar Lüst de la société Max Planck a le poste de secrétaire coordinateur. En 1964, la COPERS cède la place à l’European Space Research Organisation (ESRO), au sein de laquelle Alexander Hocker devient vice-président, puis président de 1965 à 1967 (et directeur général en 1971-74). Quant à Reimar Lüst, il remporte la direction technique de l’ESRO, puis la vice-présidence (1968-70) et, plus tard, la direction générale de l’European Space Agency (1984-90) qui succède à l’ESRO en 1975.

Par ailleurs, lorsque les Britanniques proposent en 1960 de construire un lanceur européen (Europa) à partir d’un de leur missile balistique dans le cadre de l’European Launcher Development Organisation (ELDO), créée le 29 mars 1962, cinq nations répondent à l’appel : la Belgique, la France, l’Italie, les Pays-Bas… et l’Allemagne. Cette dernière s’engage à réaliser le troisième étage (Astris), tandis que les Britanniques fourniront le premier et les Français le deuxième. Toutefois, Europa n’aboutira pas au succès…

En participant à l’ESRO et à l’ELDO, l’Allemagne est présente dans les débuts du spatial européen, apportant ses compétences et son savoir-faire, tout en retrouvant sa place dans le concert des nations.

(A suivre)

Quelques références

- Deux ouvrages : Les armes V1, V2 et les Français, JARRY Maud et HAUTEFEUILLE Roland, Marines éditions, 2010 ; Histoire de l'Agence spatiale européenne (1958-1987), volume 1 de L'histoire de l'ESRO et de l'ELDO 1958-1973, KRIGE John et ROSSO Arturo, Ed. ESA, SP-1235, ESTEC, 2000.

- Un article : « Jalons pour une histoire de l’internationalisme scientifique : le Conseil international des unions scientifiques et l’Union académique internationale », TOURNES Ludovic, in La guerre froide et l’internationalisation des sciences, pp.51-68,

Philippe Varnoteaux est docteur en histoire, spécialiste des débuts de l’exploration spatiale en France et auteur de plusieurs ouvrages de référence

Pierre-François Mouriaux

Sur le même sujet

Corse

Annonces légales test

Annonces légales
69fa50d1143b7

Les Reaper belges prêts pour leur premier déploiement

La montée en puissance des nouveaux MQ-9B SkyGuardian de la Force aérienne belge se poursuit, avec une première opération extérieure prévue dans les toutes prochaines semaines en mer Méditerranée. Ils devraient également recevoir de l’armement dès l’an prochain.

Premium
Défense
69fa27f0b4838

Drones : l’UE lance son alliance industrielle avec l’Ukraine

L’Union européenne a lancé ce 5 mai un appel à l’industrie du Vieux continent à rejoindre son alliance avec l’Ukraine consacrée à la production de drones et de moyens anti-drone.

Premium
Défense
69fa11f153529

Safran : un banc de test explose à Blagnac, 2 blessés grave

Une explosion a fait trembler le site de Safran Ventilation Systems à Blagnac. L’accident aurait eu lieu lors d’un essai à haute pression. Deux blessés graves sont à déplorer.

Stratégies
69fa0bda2fe46

Les Emirats commandent 20 C-390

C’est une première pour Embraer au Moyen-Orient. Les Émirats arabes unis se portent acquéreurs d’une vingtaine d’avions de transport militaire C-390, dont 10 fermes.

Stratégies
69fa003271a4f

ANA a bouclé une année record

Pour son exercice clos le 31 mars 2026, la compagnie japonaise a réalisé un chiffre d’affaires de 2 539,2 milliards de yens, soit 15,4 Md€. Le résultat opérationnel a dépassé les 217,4 milliards de yens, soit 1,3 Md€.

Premium
Aviation civile
69f3d3bd9be43

6e génération NGAP, la rupture technologique outre-Atlantique

Avec beaucoup plus de poussée mais aussi une réduction drastique de la consommation de carburant, le programme NGAP doit amener un véritable bond en avant dans le domaine des turboréacteurs militaires et conférer au futur chasseur F-47 des performances inédites.

Premium
Stratégies
69f920b333625

Aménagement de cabines : une chasse aux kilos toujours plus poussée

Aménagement de cabines : une chasse aux kilos toujours plus poussée

Premium
Aviation civile