• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
PartenairesÉvénements
Air & CosmosEspace

Il y a 50 ans, la création de l’Agence spatiale européenne

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 30 mai 2025 à 05:40 - Mis à jour le 06 mars 2026 à 13:56

Discussions avant la signature de la Convention à Paris le 30 mai 1975

Discussions avant la signature de la Convention à Paris le 30 mai 1975

ESA

Le Magazine

N2978 ● 10 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 03:00
    Les Reaper belges prêts pour leur premier déploiement
  • 15:30
    Drones : l’UE lance son alliance industrielle avec l’Ukraine
  • 13:55
    Safran : un banc de test explose à Blagnac, 2 blessés grave
  • 13:30
    Les Emirats commandent 20 C-390
  • 12:35
    ANA a bouclé une année record

Les plus lus

  • 1

    Opérations au-dessus de l'Iran : l'US Air Force victime de tirs fratricides

  • 2

    Sous l’effet du Rafale, Dassault Aviation gagne en envergure

  • 3

    Air & Cosmos lance son nouveau magazine bimestriel

  • 4

    Sommet Trump-Poutine en Alaska : quels avions pour le Président américain et le Président russe ?

  • 5

    Fête de l'Air et de l'Espace à Kourou

  • 6

    Apache Aviation lance un programme de formation UPRT sur TB-30

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le 30 mai 1975, dix Etats européens signaient une convention créant l’Agence spatiale européenne, prenant la suite des organisations ESRO et ELDO qui avaient permis aux Européens, quelques années auparavant, de faire leurs premiers pas dans l’espace.

PARTIE 1 : les débuts prometteurs de l’Europe spatiale

Avec l’avènement en 1957-58 des premiers satellites artificiels soviétiques et américains, plusieurs Etats d’Europe de l’ouest, constatant leur retard et le risque de devenir dépendant des Etats-Unis, s’interrogent sur l’opportunité de créer une organisation s’occupant de la science spatiale européenne.

Pour la science spatiale européenne : l’ESRO

Prenant modèle sur le succès du Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire (créé en 1954 pour l’étude de la physique des particules), les délégués de plusieurs gouvernements européens, à l’initiative notamment des physiciens italien Edouardo Amaldi et français Pierre Auger, mettent en place le 28 novembre 1960 à Meyrin (Suisse) la Commission préparatoire européenne pour la recherche spatiale (COPERS) appelée à définir la future organisation européenne de l’espace. Le 24 octobre 1961, la COPERS approuve un premier programme et, le 14 juin 1962, un protocole d’accord est signé à Paris par dix Etats (Belgique, Danemark, France, Italie, Pays-Bas, Espagne, RFA, Royaume-Uni, Suède, Suisse), instituant l’European Space Research Organisation (ESRO ou CERS, Centre européen pour la recherche spatiale), qui entre en activité le 20 mars 1964.

Pour une Europe des lanceurs : l’ELDO

Parallèlement, les Britanniques proposent en septembre 1960 l’utilisation de leur fusée Blue Streak (issue des études balistiques) pour en faire le principal élément d’un lanceur de satellite. Après négociations et tractations, six Etats acceptent la proposition avec une répartition des tâches spécifique (sans maître d’œuvre) : la Grande-Bretagne fournit des Blue Streak en guise de premier étage ; la France, le deuxième étage Coralie ; l’Allemagne, le troisième étage Astris ; l’Italie, le satellite expérimental, l’équipement électronique et la coiffe ; la Belgique, la station de guidage au sol ; les Pays-Bas, des équipements au sol ; plus l’Australie qui met à disposition sa base de lancement de Woomera. Pour réaliser le lanceur ELDO A ou Europa 1 (capable de satelliser une charge de 1 tonne sur orbite basse), les Etats signent le 29 mars 1962 à Londres la convention créant l’European Launch Development Organisation (ELDO ou CECLES, Centre européen pour la construction de lanceurs d’engins spatiaux), qui devient opérationnelle le 29 février 1964.

La CETS, la troisième organisation spatiale européenne

A la même époque, les Etats-Unis déploient Intelsat, un système mondial de télécommunications par satellites. L’enjeu étant important, les nations européennes s’emparent de la question et, à l’initiative de la France et du Royaume-Uni, elles instaurent dès mai 1963 la Conférence européenne de télécommunications par satellites (CETS). Ne voulant pas interférer avec l’ESRO et l’ELDO, les Européens préfèrent établir parallèlement une sorte de « forum de discussions ».

Par ailleurs, si les Européens souhaitent lancer des satellites de télécommunications, il leur faudra nécessairement un lanceur à capacité géostationnaire, ce que ne pourra faire Europa 1. De ce fait, le 7 juillet 1966, à l’initiative de la France, Europa 2 est décidé. Peu après, en juin 1967, la France et l’Allemagne démarrent en commun le programme expérimental de télécommunications Symphonie.

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Les premiers programmes scientifiques

Le temps de construire les premiers satellites scientifiques, l’ESRO exploite des fusées-sondes que Britanniques et Français mettent à disposition en raison de leur maîtrise depuis quelques années. Ainsi, les premières campagnes scientifiques peuvent commencer à l’été 1964 depuis différents champs de tir : l’île du Levant (France), Salto di Quirra (Sardaigne), Andoya (Norvège), Karistos (Grèce), Kiruna (Suède), Woomera (Australie). Au total, entre 1964 et 1972, l’ESRO emploie 168 fusées-sondes, la moitié étant consacrée à l’ionosphère, l’autre moitié à diverses études astronomiques (solaire, rayonnements cosmiques, X, Ultraviolet, etc.).

Quant aux satellites, l’ESRO construit rapidement ESRO 1A / 1B et ESRO 2A / 2B – tous lancés par une fusée américaine, Europa n’étant pas prête. Les ESRO 1 se concentrent sur le rayonnement solaire et cosmique et son interaction avec la Terre, les ESRO 2 sur les rayons X solaires, le rayonnement cosmique et les ceintures de radiation terrestres. De masse similaire (80 à 89 kg), les ESRO emportent 7 à 8 instruments scientifiques. Construits par le britannique Hawker Siddely Dynamics et le français Matra, ESRO 2A et 2B sont réalisés avant ESRO 1. Après l’échec au lancement d’ESRO 2A (29 mai 1967), ESRO 2B (alias Iris) est placé avec succès le 17 mai 1968 sur une orbite de 334 km à 1085 km, devenant le premier satellite artificiel européen. Réalisés sous la maîtrise d’œuvre du Laboratoire Central de Télécommunications (France), ESRO 1A (Aurorae) et 1B (Boreas) sont respectivement lancés les 3 octobre 1968 et 1er octobre 1969. L’ESRO conçoit ensuite un satellite plus ambitieux, le TD 1 (473 kg) qui, le 12 mars 1972, part étudier le rayonnement stellaire (ultraviolet, rayons X et gamma) et mesurer le rayonnement X et gamma du Soleil. Un dernier satellite, ESRO 4 (130 kg), consacré à l’étude de l’ionosphère et de la magnétosphère est lancé le 22 novembre 1972.

En 1964, l’ESRO engage la construction de sa première sonde spatiale, HEOS 1 (Highly Eccentric Orbiting Satellite), pour étudier le milieu interplanétaire (champs magnétiques, rayonnements cosmiques, vent solaire). D’une masse de 108 kg, construit sous la maîtrise d’œuvre de l’Allemand Junkers Flugzeug und Motorenwerke, HEOS 1 est envoyé le 5 décembre 1968 par une fusée américaine sur une orbite elliptique (de 424 km à 223 428 km). Un second HEOS suit le 31 janvier 1972.

Le succès est tel, que de nouveaux satellites sont envisagés. Tout semble aller pour le mieux à cette jeune Europe spatiale…

[A suivre…]

Quelques références

- Un ouvrage : A History of the European Space Agency 1958-1987, KRIGE John et RUSSO Arturo, volume 1 : The Story of ESRO and ELDO 1958-1973, Publication ESA, SP-1235, avril 2000.

- Un ouvrage choral sur les 50 ans de l’Agence spatiale européenne sous la direction de Pierre-François MOURIAUX et de Philippe VARNOTEAUX est en préparation aux éditions Ginkgo, à paraître à la rentrée de 2025 dans la collection Histoires d’espace.

Philippe Varnoteaux est docteur en histoire, spécialiste des débuts de l’exploration spatiale en France et auteur de plusieurs ouvrages de référence

Pierre-François Mouriaux

Sur le même sujet

Corse

Annonces légales test

Annonces légales
69fa50d1143b7

Les Reaper belges prêts pour leur premier déploiement

La montée en puissance des nouveaux MQ-9B SkyGuardian de la Force aérienne belge se poursuit, avec une première opération extérieure prévue dans les toutes prochaines semaines en mer Méditerranée. Ils devraient également recevoir de l’armement dès l’an prochain.

Premium
Défense
69fa27f0b4838

Drones : l’UE lance son alliance industrielle avec l’Ukraine

L’Union européenne a lancé ce 5 mai un appel à l’industrie du Vieux continent à rejoindre son alliance avec l’Ukraine consacrée à la production de drones et de moyens anti-drone.

Premium
Défense
69fa11f153529

Safran : un banc de test explose à Blagnac, 2 blessés grave

Une explosion a fait trembler le site de Safran Ventilation Systems à Blagnac. L’accident aurait eu lieu lors d’un essai à haute pression. Deux blessés graves sont à déplorer.

Stratégies
69fa0bda2fe46

Les Emirats commandent 20 C-390

C’est une première pour Embraer au Moyen-Orient. Les Émirats arabes unis se portent acquéreurs d’une vingtaine d’avions de transport militaire C-390, dont 10 fermes.

Stratégies
69fa003271a4f

ANA a bouclé une année record

Pour son exercice clos le 31 mars 2026, la compagnie japonaise a réalisé un chiffre d’affaires de 2 539,2 milliards de yens, soit 15,4 Md€. Le résultat opérationnel a dépassé les 217,4 milliards de yens, soit 1,3 Md€.

Premium
Aviation civile
69f3d3bd9be43

6e génération NGAP, la rupture technologique outre-Atlantique

Avec beaucoup plus de poussée mais aussi une réduction drastique de la consommation de carburant, le programme NGAP doit amener un véritable bond en avant dans le domaine des turboréacteurs militaires et conférer au futur chasseur F-47 des performances inédites.

Premium
Stratégies
69f920b333625

Aménagement de cabines : une chasse aux kilos toujours plus poussée

Aménagement de cabines : une chasse aux kilos toujours plus poussée

Premium
Aviation civile